29/03/2018

Êtes-vous prêts à payer 100% d'impôt ?

Lors du grand débat des candidats au Conseil d’Etat, la représentante de La Liste pour Genève, Madame Magali Orsini, nous fait part de ses récriminations en matière fiscale, revendiquées depuis des dizaines d’années, et visiblement refusées par le peuple depuis autant de temps. Mais on ne se décourage pas ! La liste des punitions est longue, elle-même a dû l’écrire pour ne surtout « rien oublier » :

  1. Rétablissement des droits de succession
  2. Suppression des forfaits fiscaux
  3. Suppression du bouclier fiscal
  4. Suppression de l’imposition limitée des dividendes des gros actionnaires
  5. Plus grande progressivité de l’impôt direct
  6. Maintien de l’impôt sur la fortune (nous sommes encore un des rares pays à le pratiquer)
  7. Maintien de la valeur locative
  8. Réévaluation de la valeur fiscale des villas et appartements (donc augmentation de la valeur locative et de l’ISF)
  9. Refuser à tout prix la réforme de l’imposition des entreprises PF17

Rien que ça !

Cela signifie que certains contribuables pourraient payer plus de 100% d’impôt !

Cela signifie aussi qu’une personne ou un couple ayant travaillé toute sa vie et ayant pu mettre un peu d’argent de côté pour acheter son logement et rembourser ses hypothèques, devrait, une fois arrivé à la retraite, revendre son bien faute de pouvoir faire face à des taxes aussi monstrueuses qu’injustifiées (impôt sur la fortune, impôt sur la valeur locative et impôt immobilier complémentaire).

On croit rêver. La gauche ne se fixe plus aucune limite pour « prendre l’argent là où il est », selon leur pathétique et désormais célèbre slogan.

Qu’on soit bien clair : la solidarité et l’aide aux plus démunis ne sont contestées par personne, mais il ne suffit pas de prendre et distribuer, il s’agit également de créer. Or quel entrepreneur serait assez fou  pour prendre des risques considérables, embaucher du personnel et travailler 15 heures par jour s’il devait reverser à l’état les ¾ ou plus du fruit (si fruit il y a) de ses efforts ?

Il semblerait que la valorisation du travail et de la responsabilité individuelle ne soit plus d’actualité. Elle est pourtant une notion fondamentale sans laquelle notre société ne pourrait pas fonctionner.

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19/03/2018

UN MAIRE QUI S'AFFICHE, DES AFFICHES QUI S'ARRACHENT

Genève détient un nouveau record: le nombre d’affiches de campagne arrachées par habitant. Un triste record, un de plus, établi par une extrême gauche qui ne supporte pas que l’on ne pense pas comme elle. Une gauche qui prône la solidarité et qui voudrait s’approprier le monopole du bon cœur en nous faisant la morale. Une gauche qui veut accueillir plus de migrants, mais qui veut virer les banques et les sales « proprios », ceux-là mêmes qui travaillent et payent leurs impôts. Une gauche qui ne veut plus de « pénurie » de logements, mais qui s’oppose à la conversion des bureaux vides en appartements.

Ces groupuscules sans scrupules auraient presque pu accomplir leur mission destructive en défilant samedi aux côtés du maire de Genève. Mais c’était sans compter le stand de Genève en marche qui s’est refusé à plier bagages devant ces bafoueurs de la démocratie, ce qui les a visiblement fortement contrariés. Alors gare à nos affiches !

Genève, qui devrait participer au rayonnement de la Suisse, est devenue la honte de notre pays, dont le système démocratique est cité en exemple dans le monde entier.

« PRENONS LA VILLE », oui prenons la ville, mais ne la prenons pas cagoulés dans la rue en scandant des propos haineux, prenons la dans les urnes, le 15 avril. Sereinement et dans le respect de chacun.

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08/03/2018

La suppression des "tolérances" ou comment justifier un impôt supplémentaire.

L’État et les communes viennent d’annoncer la fin de toute tolérance envers les PME (dernière en date : la collecte des déchets). Il est donc légitime de se demander si le premier employeur du canton n’est pas aussi devenu le premier dindon de la farce. Comment ne pas réagir devant une tolérance zéro envers les établissements-contribuables et un laxisme exaspérant envers les dealers de rue et les (faux) mendiants qui polluent certains quartiers de notre ville et donnent à nos touristes l’image indigne que Genève ne devrait pas mériter.

Impôt communal et cantonal, impôt fédéral direct, impôt sur la fortune, impôt immobilier complémentaire, taxe professionnelle communale, taxe sur l’encouragement au tourisme, taxe d’empiètement sur le domaine public, taxe sur les nuitées, taxe sur le débit de boissons et l’hébergement, et maintenant taxe sur la voirie. Tous les prétextes sont bons pour nous flanquer encore une taxe supplémentaire.

Étranglées par un État censeur et taxateur et la forte concurrence des grands sites de vente en ligne (Amazon n’est pas prête à payer la taxe professionnelle, pas plus que celle sur l’encouragement au tourisme…), nos petites entreprises doivent, plus que jamais, être soutenues afin de préserver nos emplois et la diversité des offres commerciales. Qui aurait envie de se promener dans un centre-ville où une arcade sur deux serait vide ? Ce soutien passe obligatoirement par une diminution des contraintes administratives et surtout par un allégement des charges fiscales, notamment par la réforme de l’imposition des entreprises (PF17) et par l’abolition de la taxe professionnelle communale, impôt injuste qui pénalise le travail, l’emploi et l’esprit d’entreprise.

On est aussi en droit d’attendre que l’ensemble des PME soit enfin considéré par l’État comme un interlocuteur et un partenaire de premier plan et non plus uniquement comme une vache à lait, ses intérêts et son avenir étant intimement liés à ceux de notre canton.

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