03/11/2018

Histoire vraie (suite)

Pas besoin de s’appeler Einstein pour constater que le temps ne s’écoule pas de la même manière à l’Etat que dans le privé.


Pour donner suite à vos commentaires, dont je vous remercie, voici quelques précisions et constatations :

1) Julien est genevois, né à Genève, il vit et consomme à Genève. Il n’est pas « fiché S »

2) Il n’a pas démissionné, mais n’a simplement pas été embauché (le salaire n’est plus le même après l’apprentissage)

3) Pour ne pas rater l’opportunité d’être engagé, il a conclu un contrat d’embauche immédiatement pour pouvoir travailler dès que des missions se présenteraient

4) Il a remis son dossier complet (casier judiciaire, attestation de l’autorité de protection de l’adulte, attestation de l’office des poursuites et faillites, attestation de domicile, etc. etc.) le 20 août 2018. Il a donc fait une bonne partie du travail

5) Voilà maintenant plus de 11 semaines que Julien attend de savoir s’il pourra ou non travailler. Il n’a toujours pas reçu de réponse à ce jour

Constatations :

1) L’Etat nous laisse un délai de 10 jours pour répondre à ses injonctions, alors que lui-même n’est pas capable de le faire dans les 10 semaines

2) Je pense sincèrement que les personnes qui sont en charge de ce dossier n’en ont tout simplement rien à battre, puisque le résultat ne remet en question ni leur emploi ni leur salaire, bien évidemment

D’autre part :

3) Les HUG ne sont absolument pas mis en cause, en tous cas telle n’était pas mon intention. Ils n’ont d’ailleurs rien à voir dans cette histoire

4) Ces constatations ne m’empêchent pas d’avoir quelques amis (mais seulement quelques-uns) qui travaillent dans la fonction publique et qui font un boulot formidable, lorsqu’ils ne sont pas en burnout

19:45 | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Facebook | | |

Commentaires

Clair, net, précis, merci pour les précisions.
Je suis d'accord avec vous c'est inadmissible à une nuance près ; le point 2 de vos constations pourrait (ou pas) être remplacé par le point 4.
Le burnout n'est pas la conséquence d'un rien à battre exacerbé.
Combien de parasites chez les gestionnaires de dossiers (soldats) à l'Etat ? pas à eux de porter le chapeau.
PS j'ai parlé des HUG parce que ma copine se fait souvent reproché d'en avoir rien à faire (temps d'attente trop long, etc) et ce n'est vraiment pas le cas.
Bonne soirée.

Écrit par : tartempion | 03/11/2018

Le constat est sans appel: La fonction publique doit être réformée, sans délai!

Écrit par : Ronald ZACHARIAS | 03/11/2018

Comment voulez vous assainir un système qui est totalement gangréné! Les magistrats sont les amis de nos politiciens, rien ne nous prouve qu'ils ne sont pas mouillé dans les mêmes affaires! Je vous rappelle qu'un certain "X" après de 10 ans de carrière (procureur générale à Genève), est parti dans un pays du golf pour devenir "conseillé financier" est ce que vous trouvez ça normal? Non bien sûr!

Écrit par : Dominique Degoumois | 04/11/2018

C'est un frontalier qui va avoir le poste!!!!

Écrit par : Dominique Degoumois | 03/11/2018

Pour votre info je vous signale que, chez le géant orange, les primes sous forme de bons d'achats sont négociés à 50% par les frontaliers aux employés habitants Genève afin d'éviter de faire des achats en Suisse !

Écrit par : Octave Vairgebel | 05/11/2018

L'Etat pratique peut-être les algorithmes.

On appréciait la démarche en France à propos des étudiants qui attendaient en vain des réponses jusqu'alors, sans algorithmes, rapides.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 04/11/2018

Puisque l'on parle de sécurité, il suffit de constater que l'aéroport de Genève emploie des français fichés S sur le territoire français, tout est dit !

Combien d'étrangers munis de diplômes invérifiables travaillent dans les boîtes de sécurité genevoises, avec des salaires divisés par deux dans la plupart des cas, et combien opèrent dans le canton portant des uniformes sans même posséder d'autorisation ?

Écrit par : Corto. | 04/11/2018

Toute la sécurité du palais de justice et autre est faite par des frontaliers qui n'on comme me l'a dit l'un d'entre eux -rien a faire de la Suisse et des suisses! Combien y a t il de frontaliers suisses dans les administrations de France voisine, combien y a en a t il dans les bus pour faire des contrôles? Même dans des postes qui ne demandent pas de qualification, les frontaliers sont aujourd'hui majoritaires! Vente dans les grandes surface!!!! Alors que les patrons de ces grandes surface reprochent aux genevois de faire du tourisme d'achats!

Écrit par : Dominique Degoumois | 05/11/2018

Des responsables de services de l'administration genevoise disent haut et fort que si un candidat n'est pas français, aucune chance d'être embaucher !

Et ils se rackettent entre eux sur des postes de travail dans les administrations genevoises !

Écrit par : Corto. | 05/11/2018

Cher Dominique, faut laisser tomber, Genève, c'est mort !!!!

Écrit par : Corto. | 05/11/2018

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