19/03/2018

UN MAIRE QUI S'AFFICHE, DES AFFICHES QUI S'ARRACHENT

Genève détient un nouveau record: le nombre d’affiches de campagne arrachées par habitant. Un triste record, un de plus, établi par une extrême gauche qui ne supporte pas que l’on ne pense pas comme elle. Une gauche qui prône la solidarité et qui voudrait s’approprier le monopole du bon cœur en nous faisant la morale. Une gauche qui veut accueillir plus de migrants, mais qui veut virer les banques et les sales « proprios », ceux-là mêmes qui travaillent et payent leurs impôts. Une gauche qui ne veut plus de « pénurie » de logements, mais qui s’oppose à la conversion des bureaux vides en appartements.

Ces groupuscules sans scrupules auraient presque pu accomplir leur mission destructive en défilant samedi aux côtés du maire de Genève. Mais c’était sans compter le stand de Genève en marche qui s’est refusé à plier bagages devant ces bafoueurs de la démocratie, ce qui les a visiblement fortement contrariés. Alors gare à nos affiches !

Genève, qui devrait participer au rayonnement de la Suisse, est devenue la honte de notre pays, dont le système démocratique est cité en exemple dans le monde entier.

« PRENONS LA VILLE », oui prenons la ville, mais ne la prenons pas cagoulés dans la rue en scandant des propos haineux, prenons la dans les urnes, le 15 avril. Sereinement et dans le respect de chacun.

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08/03/2018

La suppression des "tolérances" ou comment justifier un impôt supplémentaire.

L’État et les communes viennent d’annoncer la fin de toute tolérance envers les PME (dernière en date : la collecte des déchets). Il est donc légitime de se demander si le premier employeur du canton n’est pas aussi devenu le premier dindon de la farce. Comment ne pas réagir devant une tolérance zéro envers les établissements-contribuables et un laxisme exaspérant envers les dealers de rue et les (faux) mendiants qui polluent certains quartiers de notre ville et donnent à nos touristes l’image indigne que Genève ne devrait pas mériter.

Impôt communal et cantonal, impôt fédéral direct, impôt sur la fortune, impôt immobilier complémentaire, taxe professionnelle communale, taxe sur l’encouragement au tourisme, taxe d’empiètement sur le domaine public, taxe sur les nuitées, taxe sur le débit de boissons et l’hébergement, et maintenant taxe sur la voirie. Tous les prétextes sont bons pour nous flanquer encore une taxe supplémentaire.

Étranglées par un État censeur et taxateur et la forte concurrence des grands sites de vente en ligne (Amazon n’est pas prête à payer la taxe professionnelle, pas plus que celle sur l’encouragement au tourisme…), nos petites entreprises doivent, plus que jamais, être soutenues afin de préserver nos emplois et la diversité des offres commerciales. Qui aurait envie de se promener dans un centre-ville où une arcade sur deux serait vide ? Ce soutien passe obligatoirement par une diminution des contraintes administratives et surtout par un allégement des charges fiscales, notamment par la réforme de l’imposition des entreprises (PF17) et par l’abolition de la taxe professionnelle communale, impôt injuste qui pénalise le travail, l’emploi et l’esprit d’entreprise.

On est aussi en droit d’attendre que l’ensemble des PME soit enfin considéré par l’État comme un interlocuteur et un partenaire de premier plan et non plus uniquement comme une vache à lait, ses intérêts et son avenir étant intimement liés à ceux de notre canton.

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