08/03/2018

La suppression des "tolérances" ou comment justifier un impôt supplémentaire.

L’État et les communes viennent d’annoncer la fin de toute tolérance envers les PME (dernière en date : la collecte des déchets). Il est donc légitime de se demander si le premier employeur du canton n’est pas aussi devenu le premier dindon de la farce. Comment ne pas réagir devant une tolérance zéro envers les établissements-contribuables et un laxisme exaspérant envers les dealers de rue et les (faux) mendiants qui polluent certains quartiers de notre ville et donnent à nos touristes l’image indigne que Genève ne devrait pas mériter.

Impôt communal et cantonal, impôt fédéral direct, impôt sur la fortune, impôt immobilier complémentaire, taxe professionnelle communale, taxe sur l’encouragement au tourisme, taxe d’empiètement sur le domaine public, taxe sur les nuitées, taxe sur le débit de boissons et l’hébergement, et maintenant taxe sur la voirie. Tous les prétextes sont bons pour nous flanquer encore une taxe supplémentaire.

Étranglées par un État censeur et taxateur et la forte concurrence des grands sites de vente en ligne (Amazon n’est pas prête à payer la taxe professionnelle, pas plus que celle sur l’encouragement au tourisme…), nos petites entreprises doivent, plus que jamais, être soutenues afin de préserver nos emplois et la diversité des offres commerciales. Qui aurait envie de se promener dans un centre-ville où une arcade sur deux serait vide ? Ce soutien passe obligatoirement par une diminution des contraintes administratives et surtout par un allégement des charges fiscales, notamment par la réforme de l’imposition des entreprises (PF17) et par l’abolition de la taxe professionnelle communale, impôt injuste qui pénalise le travail, l’emploi et l’esprit d’entreprise.

On est aussi en droit d’attendre que l’ensemble des PME soit enfin considéré par l’État comme un interlocuteur et un partenaire de premier plan et non plus uniquement comme une vache à lait, ses intérêts et son avenir étant intimement liés à ceux de notre canton.

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